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Le mot du Père :

TRAVAILLEURS MISSIONNAIRES ?
Le 15 mai 1958

Ne peut-on pas appeler Travailleur Missionnaire Joseph Charpy ?

Il a réalisé le "Quitte tout" de l'Evangile, vendant sa maison, ses biens, ses souvenirs de famille, pour en donner le produit aux œuvres et aux pauvres, et renonçant également à ses loisirs, à ses habitudes, à sa culture.

Il a réalisé aussi le "Viens, suis-moi". C'est pour suivre le Maître qu'il est allé vivre au milieu des plus pauvres, des économiquement faibles, lui "le bourgeois", faisant cela dans le plus pur esprit d'obéissance surnaturel car pour lui la parole de son curé - son confesseur - était réponse de Dieu.

Il s'est offert totalement, donnant son cœur, donnant son âme pour sauver des âmes.Et ce don de lui-même, il a voulu le réaliser à l'intérieur d'une famille spirituelle. C'est pour rejoindre son ancien curé et les premières Travailleuses Missionnaires qu'il est parti, qu'il est venu à Saint-Denis. Il voulait sentir avec eux le poids de la Mission, porter sa part des péchés à expier, unir sa prière à la leur, se sacrifier, mourir à côté d'eux. Son plus grand bonheur fut de pouvoir "faire sa promesse", l'offrande solennelle de sa vie avec les premières Travailleuses Missionnaires. Aussi la famille missionnaire l'a regardé dès le début comme l'un des siens : on l'a appelé le grand-père de la Mission. Ne pourra-t-on pas l'appeler un jour le premier Travailleur Missionnaire ?

Car il semble qu'ils se cherchent les Travailleurs Missionnaires. Plus exactement, est-ce Dieu qui les cherche ? Il semble bien que sa grâce n'est pas inactive dans certains cœurs de jeune gens, il semble que déjà plusieurs ont entendu un appel.

C'est un fait que depuis quelques mois, des jeunes gens posent des questions comme celles-ci :

  • Pourquoi à côté des Travailleuses Missionnaires n'y a-t-il pas des Travailleurs Missionnaires ?
  • Ne pourrions-nous pas nous aussi nous donner au Bon Dieu tout en restant dans le monde ?
  • Comment nous, les gars, aider les Travailleuses Missionnaires dans leur apostolat ?
  • Ne nous serait-il possible d'acquérir le même esprit missionnaire ?

La Sainte Vierge veut-elle donc des Travailleurs Missionnaires ?

Il faudrait que ces futurs Travailleurs, ayant entendu l'appel de Dieu :

  • Acceptent de tout quitter et de suivre le Maître dans le monde du travail ;
  • Il faudrait que tous ensemble ils forment une véritable famille spirituelle.

La Sainte Vierge voudra-t-elle qu'un jour sur la tombe "du Grand-Père" se lève une moisson de jeunes, des "Travailleurs Missionnaires" ?

(Le Père Marcelle Roussel-Galle, fondateur, Dans le Sillon Missionnaire, 15/05/1958)

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C'était en 1958. Et aujourd'hui, qu'en est-il ?

L'an 2001 ; c'est la naissance de la branche des Travailleurs Missionnaires. Ces premiers "frères" qui mettent leurs pas dans ceux du Père Marcel-Roussel réjouissent toute la famille.

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