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Une brève histoire de la Famille Missionnaire Donum Dei

Enfance du fondateur - Fondation - Croissance - Affiliation

Marcel Roussel-Galle et la préparation du terrain

Le fondateur de la Famille Missionnaire Donum Dei est un prêtre diocésain français, le Père Marcel Roussel-Galle, qui a vécu de 1910 à 1984.


Né le 8 juin 1910 aux Fins en Franche-Comté (France), le petit Marcel Roussel-Galle bénéficie d'une éducation chrétienne exemplaire de la part de ses parents. Bientôt ce sera l'entrée au petit séminaire de Consolation à l'âge de onze ans où il apprend de plus en plus à aimer Jésus.

Quand il a seize ans, lors des vacances en famille, sa maman tombe brusquement malade et lui dit, avant de partir à l'hôpital : "Après ma mort, tu continueras à aller au séminaire, et tu diras ton chapelet. Je dis tous les jours mon chapelet pour toi, pour que tu sois prêtre. Après, tu le diras à ma place." Peu de temps après, elle mourait.

A l'âge de 18 ans, Marcel entre au séminaire de philosophie de Faverney, et ensuite au grand séminaire de Besançon. Il s'ouvre aux misères du monde et vibre aux besoins missionnaires de l'humanité. Il écrit : "La nuit est venue, au séminaire tous les petits abbés ont regagné leur cellule ; le silence règne ; c'est le travail. A mes oreilles, le bruit de la ville ne parvient pas. Je ne les vois pas, ni ne les entends, ces milliers d'êtres humains serrés autour de moi, cependant je songe à eux ; quelles sont leurs pensées, leurs désirs, leur espérance ? Instinctivement je les aime. Surtout ceux qui souffrent, ceux qui pleurent, ceux qui agonisent peut-être. A tous je voudrais faire du bien."

L'année de son ordination, 1934, arrive enfin. Mais le 2 juin, son papa meurt de typhoïde, après avoir posé son dernier regard sur une image de Notre Dame de Lourdes. Le jour de l'ordination, le 22 décembre, c'est au Ciel que son papa y participe. Les épreuves n'ont en rien diminué le zèle missionnaire du jeune prêtre...

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La fondation

"Les masses paganisées m'attirent, dit le Père Roussel. Je voudrais les évangéliser." Il n'est pas le seul, bien sûr. Il avance à l'unisson avec un maître, le Cardinal Suhard, et de nombreux disciples, particulièrement le Père Godin, le Père Guérin et d'autres personnes soucieuses de cette déchristianisation qui progressivement envahit des couches sociales de plus en plus étendues. Le Père Godin, dans son livre "France, pays de mission ?" sonne l'alarme en présentant une description dramatique de tant de milieux pervertis, sans Dieu, en proie à une chute radicale de la foi et de la pratique religieuse. Des apôtres surgissent nombreux. La mission de France, la mission de Paris, de nombreuses communautés ou sociétés s'orientent vers la re-christianisation de ces milieux, qu'ils soient ruraux ou citadins. C'est un véritable esprit de Pentecôte qui soudainement jaillit de toutes parts.

Une intuition se précise peu à peu à l'esprit du Père Roussel. Sans bien savoir encore le chemin à emprunter, il sait qu'il doit rassembler des jeunes filles qui, tout en restant dans le monde, offriraient pour toujours leur virginité à Jésus. Fasciné par l'exemple des vierges de l'Eglise primitive qui ont illuminé les ténèbres de la société romaine décadente, il entrevoit des vierges qui seraient des apôtres lumineux dans la société moderne marquée par la libéralisation des moeurs. Ces vierges seraient non pas à l'intérieur d'un cloître, mais dans le monde du travail, sans costume religieux. Elles sauront montrer qu'en plein monde, dans les activités de la vie quotidienne, il est possible de vivre une vie de prière profonde. A ces vierges, il donnera le nom de Travailleuses Missionnaires de l'Immaculée, le 11 février 1950, lorsqu'il rassemble les toutes premières dans une petite communauté en la fête de Notre Dame de Lourdes.

La Vierge Immaculée est leur modèle. Leur chemin spirituel, celui de la Petite Thérèse, Jeanne d'Arc, un exemple de sainteté virginale laïque vécue dans les aléas de la vie du monde. Les débuts sont audacieux ! Des bars, des usines sont pénétrées. Leurs petites brebis perdues, préférées, sont les " Marie-Madeleine ", comme elles appellent affectueusement les filles qui se prostituent. Les ouvrières aux mœurs rudes et dures, souvent malheureuses, les attirent. Le Père Roussel lance ses missionnaires, ou plutôt celles " de l'Immaculée ", comme il aime à le dire, dans les durs champs de bataille du Christ, où Satan œuvre ouvertement.

Il fait bon imaginer ces pionnières partir le matin à Pigalle, chacune dans un bar où travaillent de nombreuses prostituées. Chacune accueille les clients du bar, fait la vaisselle, sert à boire, à manger… A travers ses gestes de travailleuse, chacune cherche aussi à servir la Parole de Dieu, à offrir la Miséricorde de Jésus assoiffée de se déverser sur ces nombreuses brebis égarées. Chacune a son temps d'arrêt pour dire le chapelet dans une chambre d'hôtel, louée dans le voisinage. Auprès de la Statue de la Vierge de Lourdes, les Travailleuses Missionnaires, rejointes rapidement par quelques " Marie-Madeleine ", égrènent des " Ave " pour ce milieu qui leur est confié. Le Père Roussel est bien actif dans cet apostolat. Les "filles " le connaissent et l'aiment. Il est vraiment aussi " leur Père ". A plusieurs reprises, il organise des pèlerinages à Lourdes pour les emmener, nombreuses, au pied de l'Immaculée.

" Continuer la rencontre de Jésus avec la femme samaritaine au Puits de Jacob, écrit-il. Comme lui, aller redire à la prostituée, à la fille mère, à la femme mariée civilement, à celle qui vit l'union libre, à toutes celles qui gaspillent leur amour : " Si tu savais le Don de Dieu ", et leur révéler la femme parfaite: l'Immaculée ". (Dans le Sillon Missionnaire, juin 1948)

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La croissance de la mission

Peu de temps après la fondation de sa Famille spirituelle, le Père Roussel comprend que l'Europe n'est pas la seule terre de combat sur laquelle doit travailler sa Famille spirituelle. Il comprend que le monde entier doit être pénétré d'un esprit missionnaire. Attiré par l'Afrique, dès 1956, il fait prier les Travailleuses Missionnaires (T.M.), pour connaître la Volonté de la Sainte Vierge: " Veut-elle des TM en Afrique ? ".

En Afrique
Le 21 avril 1957, le Pape Pie XII lançait un appel au monde dans son Encyclique " Fidei Donum ": " L'Afrique attend des missionnaires ". De cette Famille Spirituelle naissante, la réponse ne se fait pas attendre. En automne 1958, deux Travailleuses Missionnaires s'envolent pour la Haute Volta, actuel Burkina Faso. L'une, professeur dans un lycée, l'autre, médecin à l'hôpital. Peu de temps après, quelques T.M. les rejoignent dans cette première mission, et c'est l'ouverture du restaurant " L'Eau Vive " en 1961.

Bien vite, des vocations arrivent et la mission se développe très rapidement. Aujourd'hui encore, de nombreuses jeunes sont en formation dans ce pays qui compte deux " Eau Vive ", ainsi que de nombreux Membres de la Fraternité.

En fin d'année 1987, deux T.M. partent pour une fondation en République Démocratique du Congo. En peu de temps, des vocations se présentent, mais bien vite l'insécurité et la guerre civile vont obliger les T.M. à partir. Malgré cela, à travers les Membres de la Fraternité, la Famille Donum Dei reste bien présente et vivante dans ce pays. Et grâce à la présence des Pères Carmes O.C., nos vocations T.M., sont bien soutenues, non seulement à Kinshasa, mais aussi à l'Est du pays.

Le 15 octobre 1990, deux Travailleuses Missionnaires (T.M.) arrivent au Diocèse de Mbalmayo, Cameroun. Sans tarder les vocations se présentent, et au fil des ans, les Fraternités Donum Dei se multiplient. Aujourd'hui 9 groupes sont présents dans plusieurs Diocèses du pays. Leur enthousiasme et dynamisme donnent de bons fruits d'apostolat.
En janvier 1995, c'est pour le Kenya que deux T.M. s'envolent, où les Conférences des Evêques d'Afrique nous demandent de tenir le Centre Biblique. Et bientôt, à Nairobi doit naître, une " Eau Vive ", et un centre d'apprentissage pour des jeunes filles et femmes démunies. Ce dernier projet est soutenu par des personnes soucieuses d'aider des pauvres. Dans ce pays aussi, les vocations jaillissent.

Après la demande de l'Episcopat, et plusieurs voyages entrepris par les Responsables de notre Famille, c'est en la fête de l'Epiphanie 2003, que la mission de Madagascar voit le jour. Aujourd'hui trois T.M. sont présentes à Antananarivo, et quelques jeunes, auprès d'elles, commencent leur formation missionnaire.

Des vocations arrivent aussi d'autres pays d'Afrique, où il n'y a pas encore la présence des Travailleuses Missionnaires, comme le Ghana, le Rwanda, le Congo Brazzaville.


En Asie
C'est en 1960 que deux Travailleuses Missionnaires sont envoyées au Laos, à Ventiane. De là, elles s'orientent plutôt vers le Vietnam. En 1964 elles sont à Saigon, puis en 1968, un restaurant " Eau Vive " verra le jour à Dalat, en pleine guerre. Cette mission tiendra jusqu'en Août 1975, date à laquelle les missionnaires seront expulsés du pays. Mais, les vaillantes Travailleuses Missionnaires vietnamiennes, restées sur place, entreront dans le silence et continueront humblement leur vie de T.M. préparant dans l'obscurité une génération de jeunes vietnamiennes dont le nombre est impressionnant. Depuis 1993, elles ont la possibilité de rejoindre la formation en Europe.

En 1981, c'est à Manille, aux Philippines, qu'après quelques années d'enfouissement, les Travailleuses Missionnaires ouvrent une " Eau Vive " dans un quartier où les familles pauvres sont nombreuses. Ces petits, ces derniers, viennent en grand nombre, auprès de leur Maman du Ciel, chercher réconfort et enseignement.

En la fête des missions 2002, une petite mission commence à Pondichéry, en Inde. Une toute petite mission, qui a commencée dans beaucoup de foi, et qui déjà porte des fruits…


En Amérique Latine
Pour l'Amérique Latine, c'est en Argentine, qu'a lieu la première fondation. Elle répond à la demande réitérée d'une fidèle lectrice de " Dans le Sillon Missionnaire " qui écrivait au Père Marcel ROUSSEL-GALLE :
" Il faut que les T.M. viennent s'établir à Buenos Aires. J'ai passé de longues heures devant le Saint Sacrement pour que le Seigneur exauce mes vœux, car les T.M. développeront ici Foi et Amour ".

Les trois premières T.M. arrivent le 1er Novembre 1960. Durant trois années, elles s'enfoncent dans la foule anonyme d'Argentins autochtones et d'immigrants. Tout en étant simples travailleuses manuelles, leur rayonnement surnaturel consiste en vie cachée et en prière silencieuse. Après une longue recherche, la lumière se fait pour établir " L'Eau Vive ". Un tout petit restaurant ouvrira ses portes le16 juillet 1969. Mais l'Eau Vive connaît une croissance rapide qui exige la construction d'une maison plus ample. Le Père Marcel ROUSSEL-GALLE lui-même approuve et signe les plans de l'architecte, le 25 mars 1971. C'est dans cette " Eau Vive ", qu'en 1976, le 11 février, commence le chant des " Ave Maria " qui unira la prière des T.M. et celle de nombreux amis de l'Eau Vive. C'est une forme nouvelle du " Salve Regina ", pour l'Abbaye moderne qu'est " L'Eau Vive ".

En février 1978, deux Travailleuses Missionnaires partent à Lima, pour commencer la fondation de la mission du Pérou. " L'Eau Vive " ouvrira ses portes en juin 1981, pour la fête du Sacré Cœur. Bien vite elle y accueillera de nombreux clients. De belles et solides vocations vont fleurir dans cette généreuse terre de Sainte Rose de Lima, et de Martin de Porres.

A peine décrétée la reconnaissance Juridique de notre Famille (22 février 1987), le Cardinal Sales de Rio de Janeiro se rappelle de la conversation qu'il avait eu un jour avec le Père Roussel, au sujet d'une fondation dans son Diocèse. C'est ainsi qu'en janvier 1988, deux Travailleuses Missionnaires partent pour le Brésil. Elles iront vivre au milieu des pauvres, dans une Favella de Rio, et là, elles vont développer un impressionnant travail apostolique.
La même année, deux T.M. partent pour le Mexique, dans la région des hauts plateaux de Jalisco, à Tepatitlan. Deux années de vie cachée précéderont l'ouverture d'un petit restaurant " Eau Vive ". Les premières vocations arrivent, et l'apostolat y est dynamique. Nos sœurs le dédient surtout aux familles et aux enfants qui habitent les " ranchos " des grands propriétaires terriens.

La mission de Colombie, commencée le premier mars 2003, est la dernière née de nos missions d'Amérique Latine. L'apostolat se réalise surtout auprès des gens de la mer, et de leurs familles.


En Océanie
Le Père Marcel ROUSSEL-GALLE communiait profondément au Christ dans sa soif infinie des âmes. Il voulait conquérir les âmes les plus pauvres, les plus éloignées de Dieu et cela sur toute la surface de la terre. Voilà pourquoi, en 1966, il envoie des Travailleuses Missionnaires en Nouvelle Calédonie, dans le Pacifique, répondant ainsi à l'appel du Christ : " Allez dans le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création, et jusqu'aux extrémités de la terre, dans les îles les plus lointaines ".

De 1966 à 1975, les T.M. ont creusé, dans la prière et le sacrifice, les fondations de la future mission. D'autres personnes se joignent à elles par la prière, parmi elles, les premières vocations T.M. En effet, dès 1972, quelques jeunes des Iles voisines (Wallis, Futuna, Vanuatu) commencent à rejoindre les Travailleuses Missionnaires présentes à Nouméa.

En 1976, la construction du restaurant L'Eau Vive du Pacifique débute. Le 1er janvier 1977, fête de Marie, Mère de Dieu, le restaurant ouvre ses portes . " L'Eau Vive ", disait le Père Marcel ROUSSEL-GALLE: " un carmel ouvert, un lieu de prière et de contemplation dans l'action, un lieu où tous ceux qui sont fatigués par les bruits du monde peuvent venir se refaire afin de continuer le chemin ".

Suite à l'appel de l'Evêque de Wallis Futuna, une petite équipe de T.M. s'installe début 1992 sur les îles afin de participer à la Catéchèse dans les Collèges et Lycées. Elles pourront également soutenir les nombreux membres associés de ces îles, ainsi que les futures Travailleuses Missionnaires.


La naissance des restaurants " Eau Vive "
Avec non moins d'audace, sous l'inspiration de l'Esprit et de la Vierge, il commence à organiser ce qui s'appellera " les Eau Vive ". Des restaurants, des lieux d'accueil et d'évangélisation où les Travailleuses Missionnaires, de cultures diverses, travaillent dans un esprit de prière, d'offrande pour le monde, comment ne seraient-elles pas alors des rayons lumineux de la présence de Jésus venu sauver tous les hommes et les rassembler dans l'unité de son amour ?

Ces " Eau Vive " s'étendent. Le Père Roussel les appelle " des Carmels ouverts ", des " Abbayes modernes ". Les Ave Maria y sont chantés tous les soirs. Cette simple prière, que de gens n'a-t-elle pas touchés, bouleversés !

" Il y a si longtemps que je n'ai pas prié!
" Prier dans un restaurant! c'est étonnant. Il faut du courage! moi qui ai si peur de manifester ma foi.
" Pourquoi prier dans un restaurant? ce n'est pas une église! "
Bonne occasion pour partager cette conviction que la prière n'est pas réservée seulement pour l'Eglise, mais que toute la vie doit devenir prière.
Les Travailleuses Missionnaires trouvant en ces " Eau Vive " un centre, peuvent alors diversifier l'apostolat selon les besoins qui les entourent: catéchèse, apostolat auprès des familles, de groupes de jeunes, visite aux prisonniers, aux malades…


Les Membres Associés
Autour des " Eau Vive ", naissent des membres associés. Des hommes, des femmes désireux de progresser en sainteté dans leur vie de mariage et de travail; d'autres sentant un appel à quitter une vie médiocre ou orientée vers le péché; l'appel du Christ lancé à la Samaritaine retentit aussi dans leur cœur. Ils voudraient " déposer leur cruche ", c'est-à-dire changer de vie. La Famille Donum Dei les accueille avec un message plein d'espérance et leur rappelle que tous nous sommes appelés à devenir des saints. Quel que soit notre état de vie, quel que soit notre niveau spirituel, aussi bas soit-il, le Christ nous appelle à le suivre. C'est ainsi qu'a commencé la Fraternité, composée de familles, de jeunes, de personnes âgées. Des réunions de formation se sont organisées pour que chacun et chacune découvre et entreprenne son chemin de conversion, et puisse suivre la petite Voie de l'Enfance Spirituelle, telle que nous l'enseigne Thérèse de Lisieux.

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Sous le Manteau de Notre Dame du Mont Carmel

Le Père Roussel comprend que ces Membres, divers par l'état de vie, sont membres d'une unique et même Famille, à laquelle il donne le nom de FAMILLE MISSIONNAIRE DONUM DEI.

Dans la nuit du 15 au 16 février 1984, alors qu'il cherche à tâtons, si l'on peut dire, la situation juridique de la Famille, il comprend que cette Famille qui, depuis ses débuts a puisé son esprit dans le grand courant carmélitain, et tout particulièrement dans la Petite Thérèse, pourrait trouver sa place dans l'Ordre du Carmel. Les grands Ordres de l'Eglise ayant la possibilité de reconnaître juridiquement des laïcs, comme Membres de leur Tiers-Ordre, ne serait-ce pas une solution bien adaptée pour ces Travailleuses Missionnaires que le Fondateur a toujours appelées "des carmélites dans le monde". La semaine du 15 au 22 février restera toujours pour les membres de la Famille Missionnaire, une semaine historique. Durant ces jours, les contacts se créent avec le Carmel; il apparaît que la possibilité d'être rattachée dans le Tiers-Ordre séculier Carmélitain soit possible pour la Famille Donum Dei tout entière. Le Père Roussel étudie la Règle du Tiers-Ordre, les possibilités pour y être inséré. Il pressent que c'est là le chemin qu'il faut prendre. Le 21 février, à la prière du soir, il s'adresse à la Vierge Marie en lui disant: " Notre-Dame du Mont-Carmel, prenez-nous dans votre Famille ". Le lendemain matin, les Travailleuses Missionnaires le trouveront inerte dans son lit. La Vierge Marie était venue le chercher. L'affiliation juridique de la Famille au Carmel se fera, telle que l'avait désirée son fondateur, trois ans plus tard, c'est-à-dire le 22 février 1987, par le Décret du Père John Malley, Prieur Général de l'Ordre.

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