La Famille Missionnaire Donum Dei est composée de deux branches distinctes :

 La Société de vie apostolique Donum Dei dite Les Travailleuses Missionnaires de l'Immaculée (TM de l'Immaculée)
 La Fraternité Donum Dei : membres associés

1er mai 2021
Joseph, le charpentier

Il est courbé sur l’établi, un rabot à la main.
Immobile, silencieux, pensif.
Son regard est posé sur Jésus enfant aux cheveux bouclés, qui est là, près de lui.
Au milieu de son travail, Joseph s’est arrêté.
Il contemple son Dieu !
Que d’instants dans la vie de Joseph doivent être ainsi des moments de contemplation !
Jésus, c’était pour lui, la beauté divine incarnée sous ses yeux.
C’était la perfection concrétisée, l’idéal vivant.
Que de bonheur, que de vertu, que de détachement devait-il mettre dans son âme !

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Depuis que j’ai connu le Christ, disait Lacordaire, rien ne m’a paru assez beau pour le regarder avec concupiscence. Le reste est si peu de chose pour une âme qui a vu Dieu une seule fois et qui l’a senti !

Joseph voyait Jésus à tout instant.
[…] Ce n’était pas seulement entre deux coups de rabot ou dans ses instants de délaissement que Joseph posait son regard sur le Christ, le priait et l’adorait.  
Tout son travail, il le faisait pour lui.
L’image du Dieu enfant ne sortait pas de son esprit.

Et tandis que de ses mains rudes d’ouvrier, il maniait les outils et assemblait des planches, et que sur son front perlaient des gouttes de sueur, il savait qu’il travaillait pour nourrir son Dieu, pour lui permettre de grandir, lui permettre de sauver le monde.

C’était là la preuve de son amour.
C’était là sa prière.

Marcel Roussel-Galle, 1941

Extrait de Patris Corde, n°6
« Saint Joseph était un charpentier qui a travaillé honnêtement pour garantir la subsistance de sa famille. Jésus a appris de lui la valeur, la dignité et la joie de ce que signifie manger le pain, fruit de son travail.
À notre époque où le travail semble représenter de nouveau une urgente question sociale et où le chômage atteint parfois des niveaux impressionnants, y compris dans les nations où pendant des décennies on a vécu un certain bien-être, il est nécessaire de comprendre, avec une conscience renouvelée, la signification du travail qui donne la dignité et dont notre Saint est le patron exemplaire.
Le travail devient participation à l’œuvre même du salut, occasion pour hâter l’avènement du Royaume, développer les potentialités et qualités personnelles en les mettant au service de la société et de la communion. Le travail devient occasion de réalisation, non seulement pour soi-même mais surtout pour ce noyau originel de la société qu’est la famille. Une famille où manque le travail est davantage exposée aux difficultés, aux tensions, aux fractures et même à la tentation désespérée et désespérante de la dissolution. Comment pourrions-nous parler de la dignité humaine sans vouloir garantir, à tous et à chacun, la possibilité d’une digne subsistance ?
La personne qui travaille, quel que soit sa tâche, collabore avec Dieu lui-même et devient un peu créatrice du monde qui nous entoure.
La crise de notre époque, qui est une crise économique, sociale, culturelle et spirituelle, peut représenter pour tous un appel à redécouvrir la valeur, l’importance et la nécessité du travail pour donner naissance à une nouvelle “normalité” dont personne n’est exclu. Le travail de saint Joseph nous rappelle que Dieu lui-même fait homme n’a pas dédaigné de travailler.
La perte du travail qui frappe de nombreux frères et sœurs, et qui est en augmentation ces derniers temps à cause de la pandémie de la Covid-19, doit être un rappel à revoir nos priorités.

Implorons saint Joseph travailleur pour que nous puissions trouver des chemins qui nous engagent à dire : aucun jeune, aucune personne, aucune famille sans travail ! »
19 & 20 avril 2021
Toujours plus haut !

Quelques jours après le vendredi saint, un soir, tandis que la nuit descendait sur la plaine de Jérusalem, deux disciples de Jésus se dirigeaient vers une bourgade nommée Emmaüs.
Ils songeaient aux événements douloureux de la semaine précédente.
Ils étaient tristes.
Et voici qu’un étranger s’approche d’eux et se met à entretenir avec eux une conversation :
- Pourquoi êtes-vous tristes ? Ne saviez-vous pas qu’il fallait que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ?
Et tout en parlant, il entre avec eux dans l’hôtellerie voisine.

C’est alors que le divin étranger, pour se faire reconnaître
et leur montrer qu’il était bien le Vivant, le semeur de vie,
prend le pain sur la table, prononce la bénédiction et le leur donne.
Puis soudain, il disparut !

Jésus ressuscité venait de redonner de la joie, de la vie, de l’ardeur à ses deux disciples d’Emmaüs.

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Resurexit. Il est ressuscité!
Jésus ne s’est pas contenté de mettre de la joie dans l’âme de ses disciples.
Il a voulu leur donner la vie, la vraie vie.
Il leur a partagé le pain, le pain de vie, son Corps.
[…] Non, ce soir ne ressemble pas aux autres soirs.
Dans la poitrine de ceux qui communient à son Corps, palpite le cœur de Dieu.
Dans cette auberge, il y a des âmes remplies de vie divine, des tabernacles du Christ.

Après être ressuscité, Jésus est resté encore quarante jours au milieu de ses disciples.
Il semble cependant n’avoir eu qu’une pensée : celle de son ascension future :
- Encore un peu de temps… il faut que je remonte vers mon Père. 

[…] Avec le Christ ressuscité, regardez plus haut, toujours plus haut afin que votre vie, après avoir été une résurrection, soit aussi une lente mais perpétuelle ascension. Toujours plus haut !

Il est toujours celui à qui la mort obéit, parce qu’il continue à être la source de toute vie.

P. Marcel Roussel-Galle, pâques 1935
22 mars 2021
Joseph, sa vie est une victoire !

Celui qui est d’humble condition et qui doit se faire un nom, une réputation a bien des efforts à faire, vaincre des résistances. Il a un long chemin à parcourir.

Joseph, lui aussi, a un chemin à faire.
Il n’est qu’un ouvrier. La providence l’appelle à être le premier de tous les saints après la Vierge Marie, le patron, le protecteur, non pas des petits coins de terre mais de la terre tout entière.
Pour parvenir à ce but, il a bien peu de moyens humains. 
Au contraire, tout semble être contre lui.
Non seulement, il ne possède pas de grandes richesses, mais il connaît la gêne, la pauvreté à certains jours comme à Bethléem.
Non seulement il n’a pas d’amis influents, mais il a des ennemis puissants : il fuit un jour devant la persécution d’Hérode.
Non seulement on ne l’honore pas mais même on le méprise : quand les pharisiens viendront insulter Jésus, l’humilier, ils lui diront : « Tu n’es jamais que le fils de Joseph ! »

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8 mars 2021
Au service des plus petits

Le Centre d’Accueil des Enfants (CAED) Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus fête ses 25 ans d’existence.
Avec la pandémie qui a sévi dans le monde entier, nous nous demandions si nous pourrions célébrer ce jubilé. Mais nous avons pensé qu’il valait la peine de rendre grâce à Dieu ne serait-ce que par la célébration eucharistique, pour tout ce qui a été fait depuis 25 ans, mais encore sensibiliser nos concitoyens sur la cause des enfants que nous accueillons. 
Les anciens pensionnaires, les petits pensionnaires actuels, les amis du Centre ainsi que nos équipes TMI du Burkina ont tous mis à la main à la pâte. L’Archevêque de Ouagadougou, le Cardinal Philippe Ouédraogo a présidé cette commémoration parrainée par le ministre des infrastructures.
Tout a commencé en 1995.

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Les Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée, dans leur sortie vers les périphéries de la ville de Ouagadougou, se sont trouvées confrontées de manière récurrente, à des situations d’enfants en détresse.
Face à la détresse et aux demandes insistantes, les parents d’Elisabeth SOALLA, l’une des Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée, décident avec les TMI d’accompagner une enfant en difficulté. Dans la région, la nouvelle fait tache d’huile… Il n’en fallait pas plus, pour que de nombreux enfants se retrouvent du jour au lendemain, dans la concession familiale de la famille Soalla à Guilongou.
Cette famille ordinaire, mais surtout riche d’amour, dans sa simplicité et malgré la modicité de ses moyens, a accepté de partager avec d’autres, cet amour. Grâce à Dieu, la petite graine de fleur semée, a donné aujourd’hui ce vaste champ de fleurs qui continue de fleurir au bonheur de centaines d’enfants… Aujourd’hui, les parents Soalla ne sont plus sur terre avec nous, mais ils jouissent sans doute du repos éternel. Dieu a voulu se servir d’eux pour son œuvre. Tous les membres de notre Famille Missionnaire Donum Dei du Burkina Faso et d’ailleurs portent l’œuvre, spirituellement et financièrement.
En 2001, une demande est faite aux propriétaires terriens de Loumbila, qui concèdent ce terrain pour l’accueil et l’éducation des enfants. Et depuis, avec l’aide de nombreux bienfaiteurs de tous les continents, les Travailleuses Missionnaires ont accompagné environ 600 enfants.

  • Le Centre continue d’accueillir de nombreux enfants ;
  • La ferme de spiruline et la pizzeria boulangerie offrent des produits sains et permettent l’emploi de jeunes ;
  • Le dispensaire, en cours de restructuration, est ouvert aux malades de la zone ;
  • La chapelle Saint Jean-Paul II accueille des célébrations eucharistiques auxquelles participent les voisins et les visiteurs.

L’œuvre spirituelle des TM de l’Immaculée continue !
Ainsi se poursuit l’intuition du fondateur, le Père Marcel Roussel, qui voulait évangéliser les peuples à travers le travail quotidien de personnes engagées.
Des artistes se sont succédés sur le podium pour la plus grande joie des plus petits qui, eux aussi, ont donné de leur voix et de leur agilité en danse.
Un autre moment clou : la bénédiction de la stèle de la statue de Sainte Thérèse de Lisieux, patronne du Centre.
La plainte de Jésus au puits de Jacob : « Donne-moi à boire… » résonne encore plus fort dans nos vies et notre souhait est de bâtir auprès des plus pauvres, un monde d’amour, de fraternité et de partage, comme nous le rappelle si souvent le Pape François. 

Les TM de l’Immaculée de Loumbila
22 février 2021
Un nouveau statut juridique !
 

Les Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée vous annoncent une bonne nouvelle :   

En réponse à la demande de la « Congrégation romaine pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique »   Mgr Jean-Marc Aveline, Archevêque de Marseille, a émis, le 8 Décembre 2020, le Décret d’érection de la « Société de Vie Apostolique Donum Dei diocésaine - dite les Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée. » (anciennement Association publique de fidèles Tiers Ordre carmélitain)
« Les Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée » répandues dans les cinq continents, vivent désormais leur consécration au Seigneur, leur vie fraternelle internationale en commun et leur mission dans l’Eglise selon ce nouvel état juridique.
Merci de vous associer à notre joie et de prier pour nous.

Notre revue
« DANS LE SILLON MISSIONNAIRE »

La publication Dans le Sillon Missionnaire, à parution trimestrielle, essaie de mettre en évidence à travers un simple fait ou à travers une parole de la Bible, l'action profonde de Dieu, l'action de la grâce. Dieu peut se servir d'une feuille de papier pour faire passer sa grâce. C'est là son mystère.

Famille Missionnaire Donum Dei

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